Samedi 19 décembre 2009
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Je remercie Jacques QUIBLIER pour cet article qui nous retrace l'historique, depuis les années 30... jusqu'à la naissance du SNICIC actuel.
Dans les années 30, alors que la classe ouvrière constituait l’essentiel du salariat, l’idée que les contremaîtres, les ingénieurs et les chefs de service étaient
aussi des salaries était non seulement une idée neuve mais une idée choquante pour beaucoup. Pour le plus grand nombre, la frontière entre classes sociales passait entre les ouvriers et... les
autres.
C’est ainsi que des 1935 on trouve dans les archives de notre fédération la trace des activités d’un Syndicat des Techniciens des Industries Chimiques et Connexes qui publie notamment des études
d’une grande modernité de ton sur les maladies et les risques professionnels dans la Chimie et le Pétrole. Des traces de débats de l’époque montrent aussi que deux « lignes » (on dirait
aujourd’hui deux conceptions) s’affrontent. L’une voudrait que les ingénieurs et contremaîtres syndiqués à la C.G.T. mettent leurs compétences au service de la classe ouvrière, soient en quelque
sorte un bureau d’études dans la C.G.T. L’autre, qui s’imposera finalement, estime que la classe ouvrière est tout à fait apte à tenir elle-même ce rôle et que les salariés des autres catégories
peuvent être dans la C.G.T. sur la base exclusive de la défense de leurs intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels...
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Par SNICIC-CGT Laboratoire Boehringer Ingelheim France
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