Autant dire que les patrons de l'industrie pharmaceutique n'ont pas entendu, ou pas voulu entendre les deux millions et demi de travailleurs qui ont crié haut et fort leurs revendications, certaines organisations syndicales non plus d'ailleurs. 2,2 % sur la valeur constante et 2 % sur la valeur du point (voir tableau au verso), ce fût l'ultime proposition du LEEM, et ce, au mépris des travailleurs qui, la veille, réclamaient de quoi vivre dignement.
Alors que l'industrie pharmaceutique dégage des profits faramineux, 7 milliards d'€ pour SANOFI AVENTIS, 5 pour BMS, 5 pour GSK, 10 pour PFIZER et du même ordre pour les autres, ce ne sont que quelques miettes qui sont accordées aux salariés. Ces mêmes groupes qui de plus, non contents de leurs résultats, cassent l'emploi et l'industrie.
Autre question aussi à se poser, pourquoi 4 organisations syndicales, CFDT, FO, CFTC et UNSA ont signé cet accord alors qu'elles font partie des 8 organisations syndicales qui ont appelé le 29 janvier dernier et rappellent le 19 mars 2009 sur la question des salaires, du pouvoir d'achat, de l'emploi. L'unité syndicale ne doit-elle pas se situer à tous les niveaux, y compris dans les branches ?
C'est donc au niveau de nos entreprises que nous allons devoir maintenant construire le rapport de forces dont nous avons besoin pour que les richesses créées soient justement partagées, et ce dans le cadre de la préparation du 19 mars.
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