Vendredi 18 janvier 2008,réunion du CE avec Dominique Mangeot:
1/ Les résultats 2007
2007 a été une année satisfaisante et nous devrions toucher l'intéressement ( entre 2,8 et 7,5% du total des salaires bruts versés en 2007), voir accord sur Agora,car cela dépend du montant
de la rémunération.
La position du Président est contre la loi sur la participation, car selon lui, il faut privilégier l'investissement pour développer la société, ce qui nuit aux résultats fiscaux ( bénéfices),
donc pas de participation, d'où l'intérêt d'avoir négocié avec les Organisations Syndicales, un accord d'intéressement basé lui sur la "performance".
Ca se discute..
2/ La délocalisation de 120 personnes du site de Reims vers Paris
Bien que personne n'y comprenne rien, à part la Direction, le projet semble inéluctable, même si nous le combattrons jusqu'au bout, malgré une résignation certaine de certains salariés..
Les nouveaux locaux ne sont toujours pas trouvés, seul le site de Paris- Est semble abandonné, pour des raisons de coûts et de compatibilité avec l'idée que se fait la Direction de son site
Parisien.Ce qui veut dire, qu'au mieux la "déloc" pourrait avoir lieu entre fin 2008 et juin 2009, car les 4 à 5000m2 recherchés pour équiper les 180 bureaux, devront être équipés (
informatique etc..) et que cela prendra du temps, sans parler du coût (secret défense), du moins pour l'instant.
Votre CHSCT, ( Comité d'Hygiène,de Sécurité, et des Condition de Travail), 3ème Instance Représentative du Personnel, avec le CE (Comité d'Entreprise) et les DP (Délégués du Personnel),
a voté à l'unanimité " une expertise sur l'impact sur la santé physique et morale de la délocalisation des personnels concernés", au grand dam de l'employeur, qui pense que cela ne sert à rien et
qu'il vaut mieux se concentrer sur les " mesures d'accompagnement"..Chacun appréciera..
Réunion extraordinaire du CHSCT, le 6 février.
En revanche, les 240 emplois du site de Reims restants ( RH, Formation, Finance) devraient être pérennes au moins pour les 6 à 9 prochaines années.
3/ La Filialisation du site de production de Reims
Le président Dominique Mangeot, en fonction jusqu'en juillet 2008 (retraite), avait annoncé le 9 janvier à Deauville, qu'il ne fallait pas exclure la cession à un repreneur du site de production
filialisé de Reims, et c'est bien de cela qu'il s'est agit le 18 janvier 2008 en CE.
Depuis environ 5 ans, l'industrie pharmaceutique mondiale - notamment en ce qui concerne la production - est entrée dans la tourmente des batailles économiques planétaires auxquelles
ce secteur avait échappé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
L'industrie pharmaceutique est en " surcapacité de production" depuis les développements des génériques, liés à la chute des brevets, liés aux réformes des Assurances Maladies et des
Comportements ( ex : la France ) etc..et aussi à la panne de l'innovation de nouvelles molécules..
Il faut donc réagir pour ne pas couler; ( ex: BMS- Bristol Meyer Squib -): sur les 38 usines qu'il possède sur la planète, va en revendre la moitié et licencier 10% de son personnel; ne parlons
pas de Sanofi-Aventis, Pfizer, GSK, etc.. toutes confrontées à cette même problématique, "Comment s'en sortir ".
Boehringer Ingelheim, même avec une croissance à deux chiffres est confrontée à ce même dilemne. En ce qui concerne la France d'énormes progrès ont été réalisés pour réduire les fameux "PRI" (
Prix de Revient Industiel ) , -33% en deux ans, - ce qui en fait un site compétitif en Europe en 2007, mais pas en en 2010-2011 si les conditions d'évolution vers une rentabilité max
n'évoluent pas .
En clair, cette année le site de Reims à produit plus de 100 millions d'unités, ce qui est une véritable performance en terme de savoir faire et de compétences.Mais c'est entre 130 et 150
millions d'unités qu'il faudrait produire pour être au top en Europe.
Pour cela il leur faut trouver des "partenaires" qui accepteraient de confier la fabrication , le conditionnement etc.. à BIF, mais vu ce qui est évoqué plus haut, ce n'est pas du tout
évident.
Au cours de ses recherches de "partenariat", BIF a rencontré un GRAND PRODUCTEUR DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES EUROPEEN.
Il dit, " je peux vous apporter des volumes, pour que vous franchissiez la phase critique, mais je veux controler le développement de ce business".
On en est là, la Direction en est aux préliminaires, qui aboutiront ou n'aboutiront pas , (entre deux semaines et trois mois)...
Ce qu'il faut retenir à mon sens, c'est que cette idée , malgré tout, a un sens , si elle crée de l'avenir, et garanti l'emploi.
A nous , Organisations Syndicales, et SNICIC-CGT en particulier de veiller au bon développement de ce dossier.
Il en va de l'emploi de 450 salariés du site de Reims.
Robert Lefort
Délégué Syndical National du SNICIC-CGT et Délégué du Personnel de Boehringer Ingelheim France.